Histoire

Signification du nom Télimélé

TELIMELE est formé de deux noms synonymes «TELI et MELI» désignant dans les langues Pulard et SUSU le même arbre à tanin, au feuillage touffu, donnant une ombre fraiche. Si les mots Teli et Meli ont donné le nom de Télimélé, c’est que les deux groupes ethniques se sont convenus pour le former ceci signifie que les groupes susu et peulh ont cohabité depuis des années, cette cohabitation est encore de nos jours assez vivace.

Formation des provinces de Télimélé

La préfecture de Télimélé a subi aussi l’organisation précoloniale faisant partie du fauta Djallon, l’Almany de Timbo qui avait divisé le fauta en neuf province ou diwés.

La préfecture de Télimélé actuelle ne constituait pas un Diwal, mais était rattachée aux diwés de Timbi-Touni et de Timbi Madina ainsi qu’a celui de kadé.

En fait, le Bambaya, le Konsotamy et le Sougoukourou, aujourd’hui  respectivement les sous préfectures de Daramagnaki, de Konsotamy et de Kollet, appartenaient au Diwal de Timbo-Touni dont la capitale était Sougouron prés de pita. Le Diwal de Timbi-Madina recevait à son tour le Kébou et le Donghol ou respectivement la commune de Télimélé, la sous préfecture de Sogolon et celles de Santou et de Brouwal.

Quant à la partie nord-ouest, représentée aujourd’hui par la sous préfecture de Missira, elle comprenait les provinces Bowéguéné et le Bowé Kompéta et appartenait au Diwal de kadé actuel préfecture de Gaoual.

Ainsi donc, c’est une synthèse de fraction de Diwés que devait subir l’organisation de l’Almamy de Timbo. Cette organisation ne devait pas subsister plus longtemps car des étrangers allaient la perturber très bientôt.

Formation du cercle de Télimélé

Le français, avide de commander et d’exposer son «art» d’organiser une fois le contact de protectorat signé en 1896 avec l’Almamy de Timbo devait sans tarder instituer ses principes de «coexistence amicale».

Les diwés devraient être remaniés, leurs frontières déplacées, puis ils devaient être supprimés pour être remplacés par des organisations adaptées aux intérêts de l’étranger à qui revenait désormais le droit de commander et de subjuguer. C’est ainsi que les diwés, conçus pour l’unité et le bien être du fauta, devraient être dissout et remplacées par les cantons, représentants des territoires moins étendus que les diwés et à la tête desquels le Blanc a installé des chefs choisis parmi les autochtones. Ces chefs étaient corrompus et aidaient à l’organisation de leurs frères.

Ainsi, les diwés de Timbi- Touni, de Timbi-Madina et de kadé allaient subir à leur tour cette injustice du français qui devait s’imposer. Des postes de commandements furent créés, le premier fut celui de Timbo en 1896 par l’administrateur  Bonassière. L a capitale des deux diwés appartenant au poste de Ditinn, fut installée à Koussi sur la rive droite de la Kakrima, à 16km du centre de Télimélé. Mais Koussi insalubre et malsain, devait être abandonné et transféré de Koussi  à pita le jeudi, 31decembre 1903. Télimélé devait être le poste administratif avec les commandants Brière Thoreau, Levare, Cugnior, mais ce poste fut supprimé en 1909.

Enfin par arrêter du gouverneur général de l’AOF en date du 20 Juin 1910 (JOGP 503) les cantons de Bowé (actuel Gaouwal), Kébou, Donghol et Souguekourou. Monoma dépend du cercle de Pita, Bambaya et Konsotamy dépendent du cercle de Boffa, Tambama dépend du cercle de Dubréka sont réunis pour constituer une circonscription administrative qui prendra le nom de Télimélé avec pour capital Télimélé.

La circonscription de Télimélé est née après bien d’autres, elle n’est qu’une addition de cantons arrachés aux cercles environnants. Elle a groupé 5 cantons et a conservé a peu près la même forme et les mêmes régions jusqu’à l’avènement de l’indépendance en 1958

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